Cérémonie de clôture
Allocution de Mme Martine Brunschwig Graf,
Conseillère d'Etat de la République et Canton de Genève,
Chef de la délégation suisse46e Conférence internationale de l'éducation
Genève, le 8 septembre 2001
M. le Président,
Excellences,
Mmes et MM. les Ministres et chefs de délégation,
M. le Directeur général de l'UNESCO,
Mme la Directrice du BIE,
Mesdames, Messieurs les représentants du corps enseignant, des parents, du monde scientifique et de toute la société civile,
Chers amis et invités de la Conférence,Le temps a passé trop vite et c'est un comble de le dire lorsque l'on s'occupe d'éducation. En effet, quel contraste entre l'urgence qui nous réunit en ce qui concerne l'amélioration de la qualité de nos systèmes éducatifs, l'introduction des nouvelles technologies ou l'éducation à la citoyenneté et le temps qu'il faut pour mettre en oeuvre les réformes et les mesures qui s'imposent !
Cette 46e conférence internationale de l'éducation aura démontré une fois de plus que tout doit être mis en oeuvre pour que les Etats puissent dégager les moyens financiers nécessaires à la réforme et au développement de l'école que nous voulons.
Nous aurons pris connaissance, durant ces journées passées ensemble, de tant de projets et d'attentes qui cohabitent avec des expériences réussies mais encore trop peu nombreuses et isolées.
Nous aurons exprimé et entendu tant d'espoirs placés dans l'école et sa capacité à rendre libres et responsables celles et ceux qui la fréquentent. Il ne faut pas donc pas en rester là. Adopter des conclusions et un plan d'action nous engagent à travailler dans nos pays mais aussi à agir de façon plus solidaire pour favoriser l'action de l'autre.
Et puis, il y a des thèmes qu'il faudra approfondir. Ainsi, nous n'aurons fait qu'effleurer les mesures à prendre pour permettre aux jeunes filles d'accéder plus facilement à l'école et particulièrement aux disciplines scientifiques. Et pourtant les femmes représentent pour le monde à la recherche d'enseignants motivés et bien formés un potentiel formidable, mais que seule une solide éducation de base peut permettre de faire fructifier.
Nous aurons parlé d'éducation à la citoyenneté à l'école mais il nous reste à réussir le passage de la pratique de la citoyenneté dans la société car nous ne pouvons envisager de laisser aux élèves que nous formons la seule responsabilité de faire évoluer la pratique démocratique et l'engagement citoyen de la société dans laquelle nous vivons.
Les enfants venus chanter pour vous fréquentent notre école publique genevoise. Ils viennent d'horizons très différents et vivre ensemble représente pour eux, comme pour nous un défi qu'ils relèvent chaque jour avec l'aide de leurs enseignants, de leurs parents et de l'ensemble de la communauté genevoise.
Ils sont là pour nous apporter un moment de détente bienvenue grâce à leurs chants mais aussi pour nous rappeler pour qui nous travaillons, pour qui nous nous engageons, pour qui nous parlons, palabrons, négocions. Puissent-ils aussi être les témoins de notre volonté d'agir !
Tout à l'heure, le Conseil du Bureau international de l'éducation procédera au bilan de cette 46e Conférence. Pour l'heure, j'aimerais remercier chaleureusement le BIE - Cecilia Braslawsky et Pierre Luisoni en particulier, mais avec eux deux, toutes celles et ceux qui ont apporté leur concours à l'organisation réussie de la Conférence. J'aimerais aussi adresser notre reconnaissance au directeur général de l'Unesco, M. Matsuraa, dont le soutien est précieux et indispensable à la cause que nous défendons.
Enfin, chers collègues et amis, membres des délégations, experts, parents, enseignants, je souhaite vous dire combien la population genevoise était heureuse, durant ces quatre jours de vous savoir dans nos murs. Je n'ai qu'un souhait à émettre en guise de conclusion. Revenez à Genève pour parler d'école ! Vous serez accueillis à bras ouverts !
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