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QUARANTE-SIXIEME SESSION DE LA
C
ONFERENCE INTERNATIONALE DE L'EDUCATION


«L'éducation pour tous pour apprendre à vivre ensemble »:
contenus et stratégies d'apprentissage - problèmes et solutions


         Genève, 5-8 septembre 2001       
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Rapports Nationaux
Rapport final et Conclusions
Messages de ministres de l'éducation

Evénements parallèles et Communiqués de Presse

Evénements parallèles
Communiqués de presse
Seance spéciale: le samedi matin 8 septembre, le Directeur général de l'UNESCO a présidé une séance spéciale consacrée à l'implication de la société civile dans l'action en faveur de l'éducation pour tous. (En anglais)   12.09.2001 - UNESCO Press Release
Les minsitres de l'éducation plaident pour des réformes axées sur la qualité de l'éducation
La Medaille Comenius   07.09.2001 - SWISSINFO
La Suisse reste fidèle à ses principes dans l’éducation  
Manifestations spéciales : expositions, présentation de programmes sur le site Web, vidéos, projets   07.09.2001UNESCO - Press Release
La Médaille Coménius de L'UNESCO recompense des champions de l'alphabétisation et de l'éducation

Parallèlement aux travaux de la Conférence, diverses réunions ont été organisées durant la CIE:

Réunion des Ministres Africains d'Education (en anglais)

  05.09.2001- UNESCO Press Release
Les délégués de 180 pays débattent des nouveaux enjeux et des
«meilleures pratiques» en matière d'éducation
Réunion de UN Girls' Education Initiative (en anglais)   04.09.2001 - TAGEBLATT
Une conférence internationale de l'éducation cette semaine à Genève
    17.08.2001 - IBE Presse Release
Quelle est la responsabilité de l'éducation dans le monde d'aujourd'hui ?

Evénements parallèles

Séance spéciale

On Saturday 8 September, the Director-General of UNESCO chaired a special meeting on The Involvement of Society in Action for Education for All.

The theme for the Special Meeting, The Involvement of Civil Society in Education for All, reflected the overriding importance which the Director-General of UNESCO attaches to the role of non-governmental and other civil society organizations in the Education for All processes and movement. Education for All will not be successful unless all EFA partners and actors are mobilized and empowered to play their role in a movement that rests on a solid democratic foundation.

The 46th Session of the International Conference on Education (ICE) on the theme Education for All for Learning to Live Together: Contents and Learning Strategies, Problems and Solutions, explored this fundamental notion through its two core axes related to education, democracy and social cohesion (citizenship and identity/diversity) and to education, the distribution of knowledge and the future of schools (languages, scientific knowledge/ethics and the digital divide), respectively. The debate on mobilizing the actors and partnerships constituted the bridge to the Special Meeting which discussed three country cases of government-civil society co-operation which can be claimed to provide good practices that have not been otherwise highlighted in the ICE Conference. The Special Meeting focused on the involvement of civil society in policy formation processes understood more broadly than the development of specific (EFA) plans. This was discussed through country experiences from sub-Saharan Africa (Prof. C. Ameyaw-Akumfi, Hon. Minister of Education and Ms Georgina Quaisie, Action Aid, Ghana) , South Asia (Mr L. P. Debcote, Secretary, Ministry of Education and Dr Bal Gopal Baidya, South Asia Partnership, Nepal) and a least developed country (Dr Abou Ghanim Fadhel, Hon. Minister of Education and Dr Abdullah Mubarek Al Ghaithi, Teachers' Union, Yemen) .

Each country delegation, which consisted of a high-level government representative and a high-level NGO representative, addressed the same question: Based on the experiences in your country, what are the preconditions for the successful inclusion of civil society in policy formulation, planning and action related to Education for All? The three keynote addresses were followed by a response by Fred van Leeuwen, General Secretary of Education International, the world's largest federation of educators. The meeting was chaired, opened and closed by the Director-General of UNESCO.

Address pronounced by Mr Koïchiro Matsuura Director-General of UNESCO at the opening of the session

 

La médaille Comenius

La médaille Comenius, créée conjointement en 1992 par le Ministère de l’Education nationale, de la Jeunesse et du Sport de la République tchèque et l’UNESCO et destinée à récompenser les initiatives et les réalisations novatrices dans le domaine de la recherche et de l’innovation pédagogi ques, a été décernée le jeudi 6 septembre, par le Sous-Directeur général de l'éducation de l’UNESCO, à des lauréats choisis parmi des éducateurs individuels, des groupes d’éducateurs ou des institutions. Le Ministère de l’Education nationale, de la Jeunesse et du Sport de la République tchèque, M. Eduard Zeman, était présent à la cérémonie.
Plus d'information sur la médaille Coménius
.
Communiqué de Presse suite à la cérémonie

 

Manifestations spéciales

Des manifestations spéciales ont eu lieu pendant la Conférence : expositions, présentation de programmes sur le site Web, vidéo « Expériences éducatives pour apprendre à vivre ensemble », jeu de simulation pour l’éducation préventive sur le VIH/sida en milieu scolaire, etc.

Le projet BRIDGE a été présenté pendant la Conférence. Il s'agit d'un projet réalisé par une équipe multiculturelle de jeunes professionnels du BIE. Il a identifié des « bonnes pratiques » en éducation relatives aux six thèmes des ateliers de la CIE (voir page précédente). Les critères de choix des projets sont : a) leur lien avec les thèmes de la CIE ; b) leur originalité ; c) leur évaluation par un organisme extérieur ; et d) leur facilité à être transféré dans un autre pays ou région. Pour des informations supplémentaires sur le projet BRIDGE, prière de s'adresser à : Genevieve Emond : g.emond@ibe.unesco.org
Plus d'information sur le Projet BRIDGE.

 

Autres réunions

Parallèlement aux travaux de la Conférence, diverses réunions ont été organisées durant la CIE. Parmis elles figuraient:

4 septembre 2001 : Réunion des Ministres Africains d'Education (anglais)

7 septembre 2001 : Réunion de UN Girls' Education Initiative (anglais)

Communiqués de Presse

12.09.2001 UNESCO Communiqué de presse No. 2001-96

Les minsitres de l'éducation plaident pour des réformes axées sur la qualité de l'éducation

Genève, 8 septembre (No. 2001-96) - Quatre-vingt ministres de l’Education et quelque 600 délégués de 127 pays ont appelé aujourd’hui à des réformes de l’éducation, notamment à un meilleur dialogue politique avec la société civile, une plus grande implication des enseignants dans l’élaboration de la politique éducative et toute une série d’actions courageuses visant à réduire le fossé entre les progrès quantitatifs de la scolarisation et les améliorations qualitatives de l’enseignement.

La 46e Conférence internationale de l’éducation (CIE) - la première réalisée depuis cinq ans - a pris fin aujourd’hui avec l’adoption d’un document de quatre pages qui illustre la nécessité de renforcer la qualité de l’enseignement face aux progrès scientifiques et technologiques, au multiculturalisme et à la mondialisation.

Les “ conclusions et propositions d’action ” de la CIE appellent notamment à la formation des décideurs des systèmes éducatifs en vue d’un dialogue plus harmonieux avec les autres acteurs - notamment les organisations de la société civile - afin de définir des objectifs convergents, de rechercher le consensus et de développer des partenariats efficaces.

Dans un discours prononcé lors de l’ouverture de la session spéciale L’implication de la société civile dans l’action en faveur de l’éducation pour tous, Le Directeur général de l’UNESCO, Koïchiro Matsuura, a plaidé en faveur d’un élargissement du rôle des organisations de la société civile.

S’adressant aux ministres de l’Education et aux délégués, Koïchiro Matsuura a critiqué “ le fossé idéologique ” existant entre les Etats et la société civile et souligné le rôle joué par les organisations de la société civile en tant qu’innovateurs, critiques bien informés, défenseurs de l’éducation mais aussi en tant que fournisseurs de services alternatifs dans ce domaine. Il a mis l’accent sur les actions de l’UNESCO au cours de cette année, actions qui tentent de construire “ une nouvelle culture de dialogue politique ”, impliquant les organisations de la société civile et les organisations non gouvernementales en tant que “ partenaires politiques ” à part entière, au même titre que les 188 Etats membres de l’UNESCO.

Après s’être engagés à pratiquer une plus large coopération en matière de politique éducative, les ministres et délégués ont insisté sur la nécessité de reformuler et d’actualiser les contenus éducatifs afin de tenir compte

  • des changements économiques et sociaux engendrés par la mondialisation, les migrations et la diversité culturelle;
  • de la dimension éthique des évolutions scientifiques et technologiques;
  • de l’apport positif que peut entraîner l’intégration des technologies dans les processus d’apprentissage;
  • de l’importance croissante de la communication, de l’expression, de la capacité d’écoute et de dialogue, tout d’abord dans la langue maternelle, puis dans la langue officielle du pays ainsi que dans une ou plusieurs langues étrangères;
  • de la nécessité de développer les curricula de façon à assurer leur pertinence à la fois sur les plans local, national et international.

Le document final de la Conférence demande à ceux qui élaborent les politiques éducatives de faciliter à travers la formation ou d’autres moyens une implication véritable des enseignants et élèves dans la prise de décision; il plaide pour une recherche sur l’évolution des contenus et les méthodologies relatives au thème Apprendre à vivre ensemble qui constituait l’axe central de la Conférence.

Le Bureau international d’éducation de l’UNESCO, installé à Genève, a organisé la CIE qui s’est tenue du 5 au 8 septembre. Les conclusions et propositions de la Conférence seront présentées à la 31st session de la Conférence générale de l’UNESCO (15 octobre au 3 novembre 2001).

 

07.09.2001 SWISSINFO : La Suisse reste fidèle à ses principes dans l’éducation  

 

07.09.2001 UNESCO Communiqué de presse N°2001-94

La Médaille Coménius de L'UNESCO recompense des champions de l'alphabétisation et de l'éducation

Genève 6 septembre - L'intégration d'enfants handicapés dans une école bulgare, la mise en place de la première organisation panafricaine d'enseignants, le travail bénévole de milliers d'étudiants dans les bidonvilles brésiliens, telles sont quelques-unes des initiatives que l'UNESCO a récompensé aujourd'hui en leur décernant la Médaille Comenius 2001.

John Daniel, responsable du Secteur de l'éducation à l'UNESCO, et Pieter de Meijer, Président du Conseil du Bureau international d'éducation (BIE), ont remis les médailles aux huit lauréats lors d'une cérémonie qui s'est déroulée dans le cadre de la 46e Conférence internationale de l'éducation, une rencontre de quatre jours à laquelle participent 80 ministres de l'Education et quelque 800 enseignants et délégués de 180 pays.

Lors de la cérémonie, John Daniel a qualifié de « plus grand défi moral de notre temps » le fait que des centaines de millions de personnes se voient refuser une éducation de base. Il a rappelé qu'un adulte sur quatre est analphabète et qu'un tiers des enfants de moins de six ans ne bénéficie pas d'éducation préprimaire.

La Médaille Comenius 2001 est décernée aux lauréats suivants :

L'école professionnelle de construction de machines Atanas Bourov, fondée en 1923, est la première à introduire en Bulgarie des classes où enfants normaux et handicapés apprennent ensemble. Depuis l'année scolaire 1999-2000, 75 élèves ayant des besoins spécifiques ont été intégrés dans la filière normale d'enseignement. Il a ainsi été possible de répondre aux préoccupations des parents dont les enfants handicapés n'avaient jusque-là aucune possibilité de poursuivre leurs études.

Le Projet Comunidade Solidária, du Brésil, a été récompensé pour sa lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale à travers ses deux programmes phares. Universidade Solidária encourage des étudiants universitaires à effectuer un travail communautaire en faveur des quartiers les plus défavorisés du pays. Plus de 12 000 étudiants de 160 universités auront participé à cette initiative à la fin de cette année. Alfabetização Solidária est un mouvement national de lutte contre l'illettrisme.

Le Projet des Sciences de la Vie 1990-2000, du ministère namibien de l'Enseignement élémentaire et de la Culture, a été distingué en tant que « fer de lance » de la réforme de l'enseignement dans ce pays et rare exemple d'une initiative où « la pratique dans les salles de cours a influencé l'élaboration de politiques et de programmes ». Avec le soutien financier de DANIDA, 1800 enseignants ont été formés dans le cadre de ce projet réalisé en coopération avec l'organisation non gouvernementale danoise.

L'universitaire Sook Jong Lee, de la République de Corée, est l'un des plus éminents spécialistes de la pensée de Jan Amos Comenius. Dans son discours, Sook Jong Lee a souligné « les incomparables contributions » de cet humaniste tchèque du XVIIe siècle, un théologien contraint à l'exil qui a écrit près de 200 ouvrages où il promeut notamment des réformes durables de l'éducation et de la société.

Mohammed Abdul Kader Ahmed, du Bahrein, a été récompensé pour « ses méthodes modernes d'enseignement de la langue arabe à ceux dont ce n'est pas la langue maternelle ». Il est l'auteur de plus de 40 livres sur la pédagogie et la conception de programmes d'enseignement pour le monde arabe.

Thomas Ango Bediako, du Ghana, est un des fondateurs de l'Organisation pan-africaine des enseignants. Il a lancé le Centre pan-africain pour fournir des services aux associations d'enseignants en Afrique. Il est actuellement le cordinateur régional pour l'Afrique de l'Internationale de l'Education, la plus grande organisation mondiale d'enseigants.

Le Docteur Pablo Latapí Sarre, du Mexique, a été distingué en tant que « l'un des pères fondateurs de la recherche en matière d'éducation en Amérique latine ». Il a créé le premier journal sur l'éducation au Mexique et a été à l'origine de l'Observatoire des citoyens en matière d'éducation (Observatorio Ciudadano de Educación) et du Centro de Estudios Educativos.

Une médaille a été décernée à titre posthume au Français Yves Brunsvick, ardent défenseur des nouvelles méthodes d'enseignement, notamment celles de l'enseignement du français aux étrangers. Enseignant pendant trente ans à La Sorbonne, il a été président du Conseil du BIE et, de 1958 à 1990, Secrétaire général de la Commission nationale française pour l'UNESCO.

La médaille Comenius a été créée en 1992 par la République tchèque et l'UNESCO pour récompenser des contributions à un enseignement de qualité et pour mettre en valeur des méthodes pédagogiques innovantes ou efficaces.

 

05.09.2001 UNESCO Communiqué de presse N°2001-92

Les délégués de 180 pays débattent des nouveaux enjeux et des
«meilleures pratiques» en matière d'éducation

Genève (Suisse), 4 septembre - Les ministres de l'Education et délégués de plus de 180 nations examineront les nouveaux enjeux et les choix politiques qui s'imposent, à la 46e session de la Conférence internationale de l'éducation (5-8 septembre 2001, Genève), sur toile de fond d'une décennie marquée de tendances à la fois positives et négatives dans le domaine de l'éducation.

  • Depuis 1990, la population analphabète dans le monde a légèrement baissé : de 895 millions, elle est passée aujourd'hui à 875 millions. Si le statu quo en matière de politique d'éducation perdure, un jeune adulte sur dix (15-24 ans) sera encore analphabète d'ici à 10 ans.
  • Les aides extérieures allouées à l'éducation s'élèvent à 2% des dépenses mondiales d'éducation. Entre 1990 et 1997, l'aide à l'éducation en provenance de sources bilatérales a chuté (passant de 3,64 milliards à 3,55 milliards de dollars).
  • Selon les estimations des Nations Unies, en moyenne et par an, 7 milliards de dollars supplémentaires sont nécessaires pour les dix prochaines années afin que tous les enfants dans le monde reçoivent une instruction. C'est inférieur à ce que les Européens dépensent annuellement pour acheter des glaces.
  • En Asie du Sud, près de 3 femmes sur 5 sont encore analphabètes (pour 1 homme sur 3). Sur les 875 millions d'analphabètes estimés dans le monde, environ 580 millions (soit les deux-tiers) sont des femmes et des filles.

Depuis 1990, plusieurs signes positifs ont également émergé :

  • Les taux de scolarisation dans le cycle primaire en Amérique latine et dans les Caraïbes ont progressé, passant de 84% en 1990 à 94% en 1998. Le nombre d'enfants qui ne vont pas à l'école a diminué de moitié, de 11,4 millions à 4,8 millions. Lors de cette même période, l'ensemble des pays en développement ont fait passer le taux net de scolarisation dans le primaire de 78% à 82%.
  • Au cours des dix dernières années, toutes les régions du monde ont connu une baisse du nombre d'enfants (moins de 15 ans) par rapport à la population en âge de travailler (15-64 ans). La diminution continue des taux de fécondité, dans les prochaines décennies, créera des conditions favorables pour la scolarisation, la population en âge de travailler (15-64 ans), sur laquelle pèsent généralement les coûts de l'éducation, s'accroissant plus vite que celle des groupes d'âge plus jeunes (0-14 ans).
  • Depuis 1990, le taux d'alphabétisation des femmes et des filles en Afrique sub-saharienne a grimpé de 41% à 54% tandis que dans les pays arabes, il est passé de 37% à 50%.
  • Chez les 15-24 ans, la différence entre les sexes s'est estompée, voire effacée, en Amérique latine et dans les Caraïbes, en Asie orientale et en Océanie aussi bien qu'en Europe et en Amérique du Nord. Désormais, dans le monde entier, les femmes représentent près de la moitié (48%) des étudiants de l'enseignement supérieur. Elles sont même plus nombreuses en Europe et en Amérique du Nord.

La 46e session de la Conférence internationale de l'éducation - organisée par le Bureau international d'éducation (BIE) de l'UNESCO - examinera les quelque 100 " Meilleures Pratiques " d'éducation à travers le monde, en particulier celles qui peuvent être applicables d'une région ou d'un contexte à l'autre. Parmi ces pratiques : le " projet des 40 écoles " sud-africaines venant directement en aide aux victimes de la violence et regroupant enseignants et étudiants pour promouvoir la réconciliation nationale ; le programme d'études canadien pour Nunavut, un territoire Inuit nouvellement autonome ; et le Mobile Internet Unit de la Malaisie, qui permettra d'atteindre les communautés rurales les plus éloignées du pays.

Le thème fédérateur de la conférence s'intitule : " L'Education pour tous pour apprendre à vivre ensemble ". Les délégués à cette conférence - dont quelque 80 ministres de l'Education - examineront et débattront des options politiques concrètes autour de six thèmes :

1. Adaptation des programmes d'études aux dimensions éthiques des rapides progrès scientifiques et technologiques. Un atelier - organisé par l'UNESCO et la Cité des Sciences et de l'Industrie, La Vilette, Paris - abordera sur le fond la question du progrès scientifique et de l'enseignement des sciences : connaissances de base, interdisciplinarité.

2. Lancement d'un programme d'études pour combattre la violence et l'exclusion. Le ministre de l'Education de l'Argentine et l'Institut Universitaire d'Etudes du Développement (IUED, Genève) organiseront un atelier intitulé " Exclusion sociale et violence : éducation pour la cohésion sociale ".

3. Initiatives éducatives visant à réduire le fossé numérique. Un atelier - financé par les gouvernements de la Norvège et de la Finlande - préconisera des choix politiques pour réduire l'écart entre riches et pauvres en information, et explorera le potentiel des nouvelles technologies pour améliorer l'apprentissage, l'enseignement, la qualité, la gestion et la transmission de l'éducation.

4. Intégration des politiques d'enseignement des langues et autres stratégies pour élargir la compréhension et la communication. Un atelier - financé par le ministère de l'Education des Pays-Bas - mettra en avant les méthodes pour trouver un équilibre entre les exigences des programmes étudiés dans la langue nationale et le défi d'améliorer l'enseignement des langues minoritaires et étrangères à l'école.

5. Conception de programmes d'études pour reconnaître la diversité culturelle et linguistique. Un atelier - co-organisé avec le Programme de formation d'éducation interculturelle bilingue pour les pays andins - traitera de l'intégration de la diversité culturelle dans l'enseignement des valeurs communes et de la citoyenneté démocratique.

6. Education à la citoyenneté : les apprentissages scolaires et sociaux. Un atelier -financé par le ministère de l'Education du Danemark - examinera le rôle des écoles dans la préparation des jeunes gens à une participation active et un jugement analytique du processus démocratique, ainsi que le rôle de l'éducation pour la défense des valeurs communes consacrées dans la Déclaration universelle des droits de l'homme.

La conférence a aussi pour but d'attirer l'attention des décideurs politiques sur un plan d'action global qui engage les gouvernements à faire avancer la plus ambitieuse campagne lancée par les agences des Nations Unies pour éradiquer l'analphabétisme et réaliser l'objectif d'une éducation de base de qualité pour tous partout dans le monde, en 2015, conformément au cadre d'action adopté en avril 2000 par plus de 180 nations au Forum mondial sur l'éducation à Dakar (Sénégal).

Le Directeur général de l'UNESCO, Koïchiro Matsuura, présidera une réunion spéciale, le 8 septembre à 9h30, sur l'implication de la société civile dans l'action en faveur de l'éducation pour tous.

 
04.09.2001 TAGEBLATT   Une conférence internationale de l'éducation cette semaine à Genève
 

17.08. 2001

Quelle est la responsabilité de l'éducation dans le monde d'aujourd'hui ?

Lorsque l'on fait le bilan du XXe siècle, les résultats sont contrastés. D'une part, l'humanité a tué, au cours de plusieurs guerres, quelque 180 millions de personnes. La Première et la Seconde Guerre mondiales, les génocides du Rwanda et les guerres fratricides des Balkans, la Guerre du Golfe, les massacres organisés par les dictatures latino-américaines ne sont que quelques exemples. D'autre part, le XXe siècle a aussi été marqué par d'énormes progrès dans le domaine de la scolarisation des enfants, filles et garçons, jeunes du monde entier. Face à ce paradoxe, que peut-on faire pour améliorer la qualité de l'éducation pour tous afin de vivre ensemble en paix ?

Dans la ligne d'une tradition qui remonte à l'entre-deux guerres, les ministres de l'éducation de plus de 180 pays vont se rencontrer dans le cadre de la Conférence international de l'éducation de l'UNESCO dont la 46éme session, organisée par le Bureau international de l'éducation (BIE), aura lieu à Genève, du 5 au 8 septembre 2001. Les ministres, délégués et observateurs y échangeront leurs expériences, leurs problèmes et leurs solutions. Ils aborderont les thèmes de la citoyenneté, de la recherche de la cohésion sociale, de l'équilibre entre le partage de valeurs universelles et le respect de la diversité culturelle, de l'apprentissage des langues pour la communication et la compréhension mutuelle, des nouveaux défis éthiques posés par les sciences naturelles, des possibilités et des risques que présente l'intégration des nouvelles technologies en tant qu'instruments privilégiés de la société de la connaissance.

Le Conseil du BIE a souhaité, dans le choix de la structure et de la méthodologie de la conférence, limiter au maximum le "rituel", afin de privilégier les échanges et le dialogue. Ainsi, les travaux seront principalement organisés sous forme de panels-discussions, au cours de deux grands débats et de six ateliers. Les débats - ouverts au public - seront conduits par des animateurs et des intervenants issus du monde politique, des milieux de la recherche en éducation, du journalisme et de la société civile. Les éducateurs pourront ainsi, pendant cette Conférence, faire entendre leur voix, à laquelle les organisateurs ont réservé une place appropriée. La Conférence sera precedée d'une conférence de presse, donnée par Mme Martine Brunschwig Graf, Présidente du Département de l'instruction publique de la République et Canton de Genève, Sir John Daniel, Sous-Directeur général de l'UNESCO pour l'Education, et Mme Cecilia Braslavsky, Directrice du BIE. La conférence de presse aura lieu au Palais des Nations, le 4 septembre à 9:30.

Dès le premier jour de la Conférence, plus de 100 messages des ministres du monde entier seront communiqués aux participants. Les documents de travail et les «meilleures pratiques » utilisées dans les divers pays sont intégrés sur le site Internet de la Conférence. Dans la Salle d'entrée du CICG une exposition présentera des livres, documents, cédéroms et vidéos produits par l'UNESCO. Il y aura également une présentation spéciale du projet BRIDGE conduit par le BIE. Certaines autres organisations, comme l'Internationale de l'Education et ONUSIDA, vont aussi présenter leur documentation.

Pendant la Conférence, le Point de contact pour la presse se trouvera dans le bureau E122, au niveau -1, au Centre international des conférences.

Pour d'autres informations veuillez svp contacter Mme Nadia Sikorsky ou le Secrétariat de la Conférence Internationale de l'Education Bureau International d'Education C.P. 199 CH -1211 Genève 20 Tél.: (41.22) 917.78.25; Fax: (41.22) 917.78.01.


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Dernière mise à jour: 4-09-2002