Conférence Internationale de l'Education - 2001

 

Valeurs communes, diversité culturelle et éducation :
apprendre quoi et comment ?

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Programme pour un apprentissage de qualité en Tunisie (passage d'une initiative locale à une politique nationale pour une éducation de qualité)

El Kef, Tunisie

L'initiative a commencé par un accord entre le Ministère de l'éducation de Tunisie, l'UNICEF et une ONG locale pour mettre en place un projet visant les écoles. Il s'agissait d'un programme « compétences de base » à petite échelle dont le but était de définir des stratégies éducatives pour améliorer la qualité de l'enseignement dans certaines écoles rurales, notamment celui destiné aux filles.
Afin de pouvoir reproduire les meilleures stratégies dans d'autres écoles, ce projet a été relié à la politique nationale pour l'élévation de la qualité de l'enseignement. C'est ainsi que ce projet local est devenu un modèle national. Grâce à ce programme, la politique nationale stipule que :
- tout enfant peut apprendre, l'échec scolaire n'est pas normal ;
- tout enfant a droit non seulement à l'accès à l'école, mais aussi d'y rester et d'apprendre.
Le programme a agi comme un catalyseur, favorisant le changement tout en étant compatible avec la politique nationale visant à réduire le taux d'abandon scolaire et à élever la qualité de l'enseignement. Il encourage une mobilisation sur le plan national, régional et local.
L'approche fondée sur les compétences des élèves s'est révélée efficace si l'on en juge par les résultats obtenus.

Les stratégies et les innovations pédagogiques qui ont été définies comportent, entre autres, une formation pour les associations parents-professeurs (pour renforcer l'intégration des écoles dans les communautés) et des activités liées au théâtre, au programme radio, aux clubs et aux jardins scolaires. L'enseignement est structuré de façon à ce que les élèves soient portés d'un niveau de compétences au suivant grâce à l'approche des compétences intermédiaires. Un des éléments les plus importants de ce projet est que les enfants occupent la place centrale, si bien que l'apprentissage se fait par le biais de la participation. Cela représente un grand changement en ce qui concerne les rôles respectifs des enseignants et des élèves : l'enseignant a le rôle d'aider les élèves en fonction de leurs besoins. Les élèves quant à eux, ont des « contrats d'apprentissage » individuels, et les plus rapides adoptent le rôle de tuteur pour aider le plus lents, soit de manière individuelle, soit en groupe.

L'évaluation du projet, ainsi que des discussions en continu, ont mis en relief l'importance que revêtent la façon de gérer la classe et les aspects pédagogiques de cette gestion. En outre, l'évaluation a recommandé que le projet soit relié à la politique nationale afin d'améliorer encore les résultats. L'importance qu'il y a à renforcer l'efficacité de l'éducation, ainsi que son caractère non-discriminatoire, a été soulignée. En effet, ce sont là les facteurs qui permettent non seulement que la majorité des enfants aient accès à l'école, mais aussi qu'ils en ressortent avec les connaissances et les compétences nécessaires pour intégrer l'école secondaire.

Moncef Moalla
Unicef Tunis
E.mail: Mmoalla@unicef.org

Partenaires institutionnels

Ministère de l'éducation
Unicef
Partenaires financiers
Banque mondiale

L'initiative a vu le jour en 1992, et la « phase d'essai » pour l'approche nationale s'est déroulée entre 1999-2000.

Evaluations internes et externes (par l'Unicef en 1999).