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Boubakeur Benbouzid Ministre de l’Education Nationale Monsieur Boubakeur BENBOUZID, actuel Ministre de lEducation Nationale est titulaire dun doctorat dEtat de lInstitut Polytechnique de Odessa (ex-URSS). A ce titre, il a occupé les fonctions de professeur et de Président du Conseil Scientifique de lUniversité de Blida, puis Recteur. Depuis 1993, il a occupé les fonctions de Ministre Délégué aux Universités et à la Recherche Scientifique, de Ministre de lEnseignement supérieur et de la Recherche Scientifique, de Ministre de lEducation Nationale et de Ministre de la Jeunesse et des Sports. |
LAlgérie a instauré depuis 1976 un enseignement obligatoire
et gratuit jusquà lâge de 16 ans. Lexpérience
nous incite à dire que débattre aujourdhui de la qualité
de léducation pour les enfants âgés de 12 à
18 ans nest pas chose aisée dans la mesure où elle
affecte le système déducation et de formation situé
en aval de lenseignement secondaire.
En effet, en dehors des aspects de qualité pédagogique liés aux contenus cognitifs, comportementaux ainsi quaux diverses valeurs universelles ; la qualité de léducation est également liée aux aspects defficacité du système éducatif et cest là un problème que lAlgérie a affronté car il nest pas toujours possible doffrir des débouchés aux sortants du système éducatif et universitaire.
La question qui se pose alors est : faut-il faire parvenir au plus haut niveau scolaire possible, en fonction de leurs compétences, les filles aussi bien que les garçons, même si léchec aux examens est important et que très peu de débouchés sont offerts ? Dans un tel cas doit-on considérer que les jeunes (12 à 18 ans) qui ont fait un parcours scolaire sans obtenir de certification ou de qualification sont considérés comme déperdition scolaire ? Faut-il considérer, malgré léchec scolaire et social, quils ont tout de même acquis un niveau dinstruction, déducation et de formation qui rehausse positivement aussi bien le niveau culturel que civilisationnel général de la société. A cet égard, doit-on regretter que les instruments dévaluation proposés par les institutions internationales de léducation pénalisent cette vision des choses dans la mesure où ils sont fortement corrélés à la réussite aux examens ?
Si lon répond aux exigences des indicateurs defficacité et de rendement du système éducatif, on est amené à nadmettre dans les cycles denseignement secondaire que ceux qui ont de fortes chances de réussir aux examens ; en particulier le baccalauréat. Cette forme de sélection ne constitue-t-elle pas une injustice sociale ? ne défavorise-t-elle pas légalité des chances ? nest-ce pas une négation du concept « apprendre tout au long de la vie » ?
Un travail important reste à faire pour trouver une stratégie de développement du système éducation formation pour que chacun puisse y évoluer selon ses propres compétences.
