Burkina Faso

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Laya Sawadogo

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Ministre de l’éducation

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L’élection en 2000 de l’Honorable Laya Sawadogo comme Ministre de l’enseignement secondaire, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique de Burkina Faso marque le commencement du renouvellement du ministère de l’éducation qui depuis lors s’est doté d’une forte formation pédagogique. En 2001, Dr. Sawadogo devient représentant de son pays au Conseil Exécutif de l’UNESCO. A l’Université de Ouagadougou, il a occupé différents postes parmi lesquels on peut noter : professeur de psychologie animale, doyen de la Faculté de Sciences et Techniques, Secrétaire Général du Ministère et Ministre de l’Université. Après avoir obtenu le bachelor à Burkina Faso, M. Sawadogo est gradué de l’Université de Abidjan, de l’Université Paris VI et de l’Université de Tour. Il est titulaire de deux doctorats délivrés par les universités de Paris VI et de Tour, France.

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Qualité de l’éducation et égalité des sexes

La 47ème Conférence Internationale de l’Education donne l’occasion de faire l’état de nos systèmes éducatifs

Le thème de cette session est pertinent, la jeunesse est l’avenir de nos pays. Son éducation s’impose comme priorité, car incontournable pour atteindre le développement.

Cependant, de la conduite des systèmes éducatifs il ressort des disparités flagrantes entre filles et garçons. Le choix des familles d’envoyer ou non leur fille à l’école influence manifestement sa vie. Pourtant éduquer une fille, dit-on, c’est éduquer une nation. Véritable agent économique, la femme est le pilier de la famille ; elle est agent de paix et lutte contre la pauvreté.

Convaincu, le Burkina Faso met tout en œuvre pour rehausser le taux de scolarisation des filles à plus de 56 % d’ici l’an 2006. Nos écoles normales et universités ont pour mission de former des enseignants intégrant l’approche genre. La formation des maîtres et l’amélioration de leurs conditions de vie sont déterminantes pour une éducation de qualité.

Le Burkina Faso, dans ce combat, s’appuie sur:

  • les ministères chargés de l’éducation pour promouvoir l’accès des filles à l’éducation et à la formation et les innovations pédagogiques ;
  • la société civile par les associations et ONG ;
  • le Centre international pour l’éducation des filles et des femmes en Afrique (CIEFFA), créé lors de la 30ème Conférence générale de l’UNESCO, et soutenu par l’UNESCO. Il est un observatoire pour la question genre dans l’éducation et la formation des filles et des femmes pour un développement humain durable. Le CIEFFA aspire à être un centre de catégorie II de l’UNESCO. Il dispose d’un infocentre et d’une banque de données.
Le NEPAD, chance pour les africains, de rattraper le retard que connaît le continent doit prendre en compte l’éducation et le genre pour parvenir aux transformations souhaitées.

Notre réussite commande davantage d’engagement.