|
Yahaya Mohamed Iliassa Ministre d’Etat, Ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche Magistère en Lettres arabes, Yahaya Mohamed Iliassa a exercé successivement les fonctions d’enseignant chercheur, de Directeur de Cabinet au Ministère de la Justice et des Affaires Islamiques, de Conseiller pour les Affaires Religieuses auprès de la Présidence de la République, de Ministre de la Justice et des Affaires Islamiques avant de devenir Ministre d’Etat, Ministre de l’Education Nationale, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche. |
Les jeunes représentent 57 % de la population comorienne. Cette réalité démographique interpelle tout gouvernement de faire de la jeunesse une préoccupation constante et prioritaire.
Dans la stratégie d’atteindre l’éducation de qualité, le Gouvernement comorien a consentis les efforts suivants :
- recrutement des enseignants du primaire et du secondaire ;
- formation des inspecteurs et des conseillers pédagogiques ;
- valorisation des carrières des enseignants ;
- organisation des ateliers de formation des directeurs ;
- amélioration des conditions de travail ;
- dotation gratuite des élèves et collégiens des manuels scolaires ;
- décentralisation du système éducatif pour encourager la participation des communautés locales et la mise en place des conseils d’écoles et d’établissements.
En effet, le taux de redoublement et l’abandon de l’école par les jeunes dénotent que la qualité demande encore des efforts multiples et diversifiés dans une période assez prolongée.
Les Comores manquent encore un corps d’inspection et un personnel d’encadrement suffisants, de centre de lectures et du matériel didactique à la hauteur de la demande.
La quarante septième Conférence internationale de l’éducation est un moment privilégié pour faire le point de l’éducation de qualité pour tous les jeunes.
Je pense humblement que dans le contexte africain, il faudrait mettre l’accent sur :
- la création et le renforcement des écoles des inspecteurs du secondaire qui font cruellement défaut en Afrique,
- la formation pédagogique des enseignants,
- la formation des agents d’administration scolaire,
- le renforcement de l’édition, la dotation des manuels et la sensibilisation à la lecture,
- le rôle des parents dans la réussite des jeunes.
Enfin, dans un contexte à la fois complexe et mondialisé, l’esprit doit s’ouvrir pour favoriser les échanges d’expérience en matière d’éducation de qualité pour tous les jeunes entre les pays du Nord et les pays du Sud.
