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Rosalie Kama-Niamayoua

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Ministre de l’Enseignement Primaire et Secondaire, Chargé de l’Alphabétisation

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Rosalie Kama-Niamayoua est née en 1951 à Ouesso (dans une région de l’extrême nord du Congo-Brazzaville). Après l’école primaire, elle entre au Lycée à Lille, en France à partir de 1971. Une fois obtenu le Baccalauréat (série C), elle commence des études universitaires qui la conduiront à une Thèse de 3è cycle en Chimie à l’Université des Sciences et Techniques de Lille en 1979. Entre-temps, R. Kama-Niamayoua passe avec succès un DUES PC, une Maîtrise et un DEA en Chimie dans la même université. Par ailleurs, elle passe avec succès un DEA de didactiques des disciplines scientifiques à l’Université Claude Bernard à l’Université de Lyon I. Rentrée au Congo, elle commence en 1980 une longue carrière d’enseignante-chercheuse à l’Université Marien N’Gouabi (Brazzaville), à l’Ecole Normale Supérieure, où elle assure une formation et mène des recherches, notamment dans le domaine de l’atomistique et les liaisons chimiques ; et dans la biodiversité et la production des huiles non conventionnelles dans le contexte congolais. Après avoir assumé les fonctions de Chef de Département des Sciences Exactes de 1985 à 1990, et de Vice Directrice de l’Ecole Normale Supérieure, de 2000 à 2001, Rosalie Kama-Niamayoua est Ministre de l’enseignement primaire et secondaire, chargé de l’alphabétisation depuis 2002. Mariée, elle est mère de trois enfants.

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Garantir une éducation de qualité aux jeunes pour sauvegarder notre trésor de demain !

Assurer une éducation de qualité aux jeunes principalement, est un des défis majeurs qui se posent à l’école congolaise depuis de longues années. D’une manière générale, notre école est très peu performante (du point de vue de son rendement interne et des conditions d’enseignement/aprrentissage), et ne prépare pas suffisamment bien à l’insertion professionnelle.

A l’âge où les jeunes commencent une formation de niveau secondaire, il est impérieux de leur garantir une prise en charge cohérente et efficace en renforçant la culture de base acquise au niveau inférieur, tout en visant une formation qualifiante, afin d’améliorer leur employabilité future. Cela apparaît comme un projet émancipateur pour tout acteur et partenaire de l’éducation. En effet, les analyses factorielles montrent que c’est au cours de la période de 11 à 15 ans que se formalisent les capacités d’analyse logique et d’abstraction. C’est à ce moment qu’apparaissent plus ou moins vite selon les enfants, les facteurs de groupe correspondant à des aptitudes différenciées. L’âge moyen de 14 ans semble constituer un tournant critique ; c’est donc vers cette époque que devrait s’opérer l’orientation scolaire. La question de l’amélioration de la qualité de la formation se pose alors en termes très pratiques.

Au Congo, dans le segment secondaire de l’enseignement, la situation globale au niveau des grandes composantes du dispositif de formation fait apparaître des grandes tendances révélatrices de son dysfonctionnement. Au collège, 64% des enseignants ne sont pas qualifiés, contre 32% au lycée. Les taux de redoublement sont en général élevés. Au collège, le taux moyen de redoublement varie de 21% à 62% marquant un pic en classe de 4ème. . Le taux de réussite au BEPC n’a jamais atteint 50% depuis plusieurs décennies. Au lycée, ce taux de redoublement est en moyenne inférieur à 20%, avec des variations, comme c’est le cas en classe de Seconde (31%). Cette situation entraîne une augmentation du coût de l’instruction. C’est ainsi qu’il faut en moyenne 24 années/élèves au lieu de 4 pour 1 sortant du collège (soit 6 fois plus élevé) ; pour 1 sortant du lycée, il faudra dépenser 1,2 fois plus.

Nous faisons donc de l’amélioration de la qualité de l’enseignement un impératif. Le Gouvernement du Congo est préoccupé par cette situation. Notre action est par conséquent centrée sur l’environnement de l’apprentissage, les programmes d’études (en prenant en compte les « nouveaux savoirs ») et les stratégies d’enseignement, la qualification et la motivation des enseignants, les aptitudes et la motivation des élèves, le temps d’instruction et les outils nécessaires à l’enseignement et à l’apprentissage. Dans cette vaste entreprise, nous bénéficions déjà de l’appui multiforme des parrains de l’éducation à différents niveaux, en particulier : l’ADEA (Association pour le développement de l’éducation en Afrique), de l’NICEF, du FNUAP, de l’UNESCO et de la Banque Mondiale.