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François Fillon

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Ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche

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Fonctions ministérielles
En 1993, il devient ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche dans le gouvernement d'Edouard Balladur, puis ministre des technologies de l'information et de la Poste en 1995, et ministre délégué à la Poste, aux télécommunications et à l'espace entre 1995 et 1997. De 2002 à 2004, François Fillon a été ministre des affaires sociales, du travail et de la solidarité.

Fonctions électives
Il devient membre du Conseil municipal de Sablé-sur-Sarthe en 1983, ville dont il sera maire jusqu'à son élection comme Conseiller municipal de Solesmes en mars 2001. Parallèlement, il intègre le Conseil général de la Sarthe en 1981, et le préside entre 1992 et 1998. Il est en outre élu député de 1981 à 1993, et réélu depuis 1997, dans le groupe Rassemblement Pour la république (RPR).

Fonctions politiques
Il est porte-parole de la commission exécutive du RPR en 1998, puis en devient Conseiller politique entre 1999 et 2001.

Formation
Maîtrise de droit public, et diplômé d'études appliquées en droit public et en sciences politiques.

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Nous vivons dans la complexité.
En France comme ailleurs, nos sociétés post-modernes sont bousculées par la mondialisation, questionnées dans leurs horizons de sens, travaillées par des tendances à l’individualisme et aux replis identitaires.
Autant de défis qui exigent de mieux harmoniser diversité et unité et de placer la cohésion sociale en tête de nos priorités.

En ce domaine crucial, l’école est largement en première ligne : vectrice décisive de la formation et de la socialisation des nouvelles générations, elle reste la colonne vertébrale de l’avenir. A ce titre, elle contribue profondément à perpétuer et vivifier le lien social.

Sur ce terrain, l’action que j’ai engagée s’ordonne autour de trois grands objectifs :

  • rehausser l’égalité des chances : ainsi, la probabilité qu’a un jeune d’accéder à des études supérieures a plus que doublé en dix ans. Les inégalités se sont réduites.
    Au delà, la formation tout au long de la vie reliée à la validation des acquis de l’expérience constitue une seconde opportunité d’épanouissement personnel et de promotion sociale ;
  • transmettre à tous un socle de connaissances indispensables à une insertion professionnelle et culturelle réussie – de la maîtrise de la langue française à celle des technologies de l’information et de la communication. Ici, pour réduire le nombre de jeunes qui quittent encore l’école sans qualification et s’adapter à des publics de plus en plus hétérogènes, un large éventail de dispositifs de soutien spécifiques et de parcours individualisés a été mis en place ;
  • apprendre à vivre ensemble, car on ne naît pas citoyen : on le devient.
    Ces « compétences démocratiques » sont constituées de valeurs, de savoirs et de comportements. A l’école, elles se construisent par une éducation civique élargie de la maternelle à la terminale ; par la participation des élèves à la vie des établissements, par leur implication responsable dans des projets éducatifs ou associatifs ; enfin, par un principe de laïcité qui, dans la tradition républicaine française, garantit la neutralité de l’espace scolaire et l’intégration de tous au sein de la communauté nationale.

Face à de tels enjeux, la qualité de l’éducation devient plus que jamais primordiale.
Et ce d’autant plus qu’aujourd’hui, dans un contexte mouvant, l’école se transforme et se doit de continuer à innover.
Qu’à lui seul, aussi, le système éducatif ne peut entièrement répondre à des situations inédites qui interrogent l’ensemble du champ social.

C’est ce qui rend si actuelle une réflexion globale et mondiale sur une éducation de qualité pour tous tout au long de la vie.
C’est ce qui fait de cette 47ème Conférence internationale de l’éducation de l’UNESCO un rendez-vous nécessaire.