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Samir EL JISR Ministre de l'Education et de l'Enseignement Supérieur Né à Tripoli en 1944, Samir Adnan ELJISR, diplômé en droit et avocat à la cour depuis 1972, s'est engagé, à partir de cette date dans l'action sociale et humanitaire défendant les droits de l'homme et du citoyen. Membre actif de plusieurs associations et mouvements, il a été élu en 1990 président du conseil des délégués de l'Assemblée Nationale de l'action sociale regroupant 62 syndicats et associations. Elu, en 1994, bâtonnier de l'ordre des avocats du Liban Nord, il a été ensuite désigné membre du comité spécial de la modernisation des lois en vigueur au Liban et du Conseil Libanais d'Arbitrage. Coordinateur du mouvement politique Al Moustakbal, Samir Adnan ELJISR a été nommé Ministre de la Justice en 2000, puis Ministre de l'Education et de l'Enseignement Supérieur en 2003 . |
Dans un contexte de mondialisation, investir dans une éducation de qualité pour tous, comme base de développement humain et économique durable, nous incite au Liban, comme dans d'autres pays à:
- donner une place de choix à l'éducation à la citoyenneté dans les programmes de formation des jeunes pour les amener à respecter les principes des droits de l'homme et à savoir marier leur identité avec le respect de la diversité culturelle pour avoir un rôle dans un monde de consommation de plus en plus complexe affectant leur identité et leur expansion.
- construire des contenus de formation adaptés aux besoins des jeunes et au marché de travail local et mondial , des contenus qui donnent une place de choix aux NTIC dans l'enseignement général et dans l'enseignement professionnel et technique considéré comme un élément essentiel de renforcement de la productivité humaine.
- instaurer une politique de formation et d'auto-formation de qualité le long de la vie pour les enseignants. A cet effet, un projet ambitieux de formation continue permettant de professionnaliser le métier d'enseignant a été lancé au Liban.
Sur le plan national et international nous devrons œuvrer surtout pour:
- mettre en œuvre un système d'évaluation fiable des acquis se rapportant aux compétences de base favorisant les échanges et la compétitivité et facilitant l'inclusion sociale des jeunes scolarisés dans les pays du Sud aussi bien que dans ceux du Nord.
- favoriser les échanges d'expériences et d'expertise entre les institutions scolaires publiques et privées et celles de la société civile , des ONG et des OING œuvrant dans le domaine de l'éducation des jeunes et ce, dans un esprit de partenariat et de complémentarité.
- assurer la bonne gouvernance des investissements financiers de l'éducation en maintenant la souveraineté nationale en cas de besoins de ressources financières étrangères.
- donner une importance particulière, dans notre politique d'amélioration de la qualité, aux jeunes en difficultés et aux jeunes défavorisés ou vivant dans des régions de conflits ou de post-conflits et ce, au niveau du système éducatif formel et non formel.
C'est là, pour nous, Ministres de l'Education un des plus grands défis à relever pour que tous les jeunes de tous les pays puissent vivre ensemble dans un monde de liberté, d'égalité, de fraternité et de paix durable.
