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Mady Delvaux-Stehres Ministre de l’Education nationale et de la Formation professionnelle Après avoir fait des études de Lettres classiques à la Sorbonne et avoir enseigné au Lycée Michel-Rodange de Luxembourg jusqu'en 1989, Madame Mady Delvaux-Stehres commence sa carrière politique quand elle est élue, sur la liste du parti socialiste, conseillère communale de la Ville de Luxembourg en octobre 1987. En 1989 elle entre au gouvernement comme secrétaire d'État à la Santé, à la Sécurité sociale, à la Jeunesse et aux Sports. Après les élections de 1994, elle devient ministre de la Communication, des Transports et de la Sécurité sociale. En juin 1999, Mady Delvaux-Stehres est réélue à la Chambre des députés et obtient quatre mois plus tard un nouveau mandat au conseil communal de la Ville de Luxembourg. Lors de son mandat de députée, Mady Delvaux-Stehres est, au sein de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, membre de la Commission de la Culture et de la Commission pour le respect des obligations et engagements des États membres du Conseil de l’Europe (commission du suivi). En octobre 2003, elle y devient co-rapporteur pour le monitoring de la Turquie. À l’issue des élections législatives du 13 juin 2004, Mady Delvaux-Stehres est nommée, le 31 juillet 2004, ministre de l'Éducation nationale et de la Formation professionnelle. |
Education de qualité pour tous
Ecole plurilingue dans un pays multiculturel, l’école luxembourgeoise doit relever deux défis spécifiques pour assurer à tous les élèves une éducation de qualité: une situation linguistique complexe et un taux particulièrement élevé (36,6%) de ressortissants étrangers, d’origine principalement romanophone.
Ainsi la politique éducative luxembourgeoise se caractérise par un effort d’intégration, à tous les niveaux, dans le souci permanent que les élèves apprennent à vivre ensemble et que chacun ait ses chances dans une école du succès.
Apprendre à vivre ensemble, c’est d’abord apprendre les mêmes langues.
Le Luxembourg est un pays trilingue, dont la langue nationale, le luxembourgeois est, avec l’allemand et le français, une des trois langues administratives du pays. Mais il constitue également la langue d’intégration, dès l’éducation précoce (3-4 ans) et préscolaire (4-6 ans) des élèves des différentes communautés linguistiques du pays. L’alphabétisation se fait en allemand. A partir de la deuxième année de l’école primaire (6 à 12 ans), les élèves commencent avec l’apprentissage du français. A la fin de l’enseignement primaire, tous les enfants devraient maîtriser les trois langues usuelles du pays. Dans l’enseignement secondaire (d’une durée de 7 ans) s’ajoutent progressivement l’anglais ou le latin, puis, dans les filières linguistiques, une quatrième langue (italien, espagnol, portugais).
Apprendre à vivre ensemble, c’est offrir à chaque enfant un enseignement de qualité adapté à ses capacités.
L’intégration des enfants immigrés et réfugiés (dont le taux varie beaucoup d’une commune à l’autre et peut effleurer les 50%, comme dans la ville de Luxembourg) dans un système d’enseignement plurilingue ne va pas sans problèmes. Les élèves d’origine romanophone notamment éprouvent plus de difficultés à maîtriser l’allemand. Mais, comme ils bénéficient d’un ensemble de mesures d’appui pédagogiques, ils ont une chance très réelle d’accéder à une qualification leur permettant de poursuivre leurs études ou bien d’entrer dans la vie active.
Ecole plurilingue dans un pays multiculturel, l’école luxembourgeoise n’est certes pas exempte de problèmes et se voit souvent confrontée à des défis spécifiques. Mais elle peut se prévaloir en tout cas d’un caractère fortement intégratif. Si, malgré sa diversité et ses apparentes contradictions elle réussit à conserver son unité, si la paix scolaire n’a jamais été vraiment compromise, c’est que la volonté de «vivre ensemble» relève d’un consensus national qui explique largement le rôle européen et l’essor économique du Luxembourg.
