ED/BIE/CONFINTED/47/RN
Genève, 30 septembre 2003
Original : anglais
RAPPORT NATIONAL SUR LE DÉVELOPPEMENT DE L’ÉDUCATION
Propositions relatives à la préparation des rapports pour 2004
A. INTRODUCTION
1. La quarante-septième session de la Conférence internationale de l’éducation (CIE) se tiendra à Genève du 8 au 11 septembre 2004, sur le thème : « Éducation de qualité pour tous les jeunes : défis, tendances et priorités ». Lors de chaque session de la CIE, les Etats membres sont invités à présenter un rapport national. La préparation des rapports nationaux date des années 30 ; ils représentent non seulement une importante source d’information en ce qui concerne le développement de l’éducation dans le monde, mais aussi une référence utile à l’usage des décideurs, des chercheurs en éducation et des enseignants dans les États Membres, sur les systèmes éducatifs, les évolutions survenues récemment en matière de politique éducative et les expériences novatrices.
2. Comme ce fut le cas lors de la quarante-sixième session de la CIE (Genève, septembre 2001), l’ensemble des rapports nationaux sera mis à disposition sur le site Internet du Bureau international d’éducation (BIE) et sur cédérom. En plus du document imprimé reproduit à un nombre suffisant d’exemplaires, il est impératif que le BIE reçoive la version électronique du rapport dans l’un des formats les plus répandus (*.txt, *.doc, ou *.wpf). La version électronique du rapport peut être également envoyée au BIE en annexe d’un courrier électronique adressé à : m.amadio@ibe.unesco.org
3. Au cours des dernières années, le BIE a utilisé les rapports nationaux comme base d’information essentielle pour la préparation et la mise à jour des profils par pays des systèmes d’éducation nationaux qui figurent dans la banque de données intitulée Données mondiales de l’éducation, disponible sur cédérom et sur le site Internet du BIE. Compte tenu du fait que la cinquième édition de la banque de données — à paraître vers la fin de l’année 2003 — contient déjà une description de l’organisation et du fonctionnement du système éducatif dans 160 pays, il n’est pas indispensable d’inclure ces informations dans le rapport national à moins que des changements importants n’aient été introduits récemment.
4. Autant que possible, les rapports nationaux devraient éviter la duplication d’informations déjà présentées récemment à l’UNESCO et auprès d’autres organismes internationaux, ou encore des informations mises à la disposition de l’Institut des statistiques de l’UNESCO. Cependant, le BIE accueillera avec gratitude toute documentation récente, relative au thème de la prochaine session de la Conférence, et préparée à la demande d’organismes nationaux et internationaux ; celle-ci pourrait être annexée aux rapports nationaux.
B. SUGGESTIONS POUR LA PRÉPARATION DU RAPPORT NATIONAL SUR LE DÉVELOPPEMENT DE L’ÉDUCATION
1. Vue d’ensemble du système éducatif au début du XXIe siècle
| Cette partie du rapport devrait contenir une vue d’ensemble et une évaluation du développement de l’éducation (à tous les niveaux), notamment des réformes menées à bien et des changements introduits depuis la présentation du dernier rapport national. |
1.1. Les principales réformes et les innovations introduites dans le système d’éducation au début du XXIe siècle, notamment en ce qui concerne :
a) le cadre juridique de l’enseignement ;
b) l’organisation, la structure et la gestion du système éducatif ;
c) les politiques curriculaires, le contenu de l’éducation et les stratégies d’enseignement et d’apprentissage ;
d) les objectifs et les principales caractéristiques des réformes actuelles et à venir.
1.2. Les principales réalisations sur les plans quantitatif et qualitatif, ainsi que les leçons tirées, notamment en ce qui concerne :
a) l’accès à l’éducation ;
b) l’équité en matière d’éducation ;
c) la qualité (en particulier en termes de pertinence) de l’éducation ;
d) le contenu de l’éducation (tendances majeures et défis pour les processus de développement des curricula) ;
e) le dialogue politique, les partenariats et la participation de la société civile au processus de changement de l’éducation.
1.3 Les principaux problèmes et les défis auxquels doit faire face le système éducatif au début du XXIe siècle.
2. Éducation de qualité pour tous les jeunes : défis, tendances et priorités
| La globalisation et les progrès rapides dans le domaine des technologies, le mouvement en faveur d’une éducation de qualité pour tous (EFA), et l’expansion des services de l’éducation de base – qui généralement incluent les premières années de scolarisation secondaire – , affectent tous les niveaux de l’éducation. En ce qui concerne l’enseignement secondaire, il faut tenir compte des implications non seulement en termes d’expansion quantitative et de plus grand accès, mais également en relation avec d’autres aspects fondamentaux tels que les finalités, la fonction, la qualité et la pertinence.
La quarante-septième session de la CIE traitera la question de l’éducation des jeunes (de 12 à 18/20 ans). Les débats seront organisés autour des quatre thèmes suivants : i) l’éducation et l’égalité entre les sexes ; ii) l’éducation et l’inclusion sociale ; iii) l’éducation et les compétences pour la vie ; et iv) l’éducation de qualité et le rôle clé des enseignants. Les travaux de la Conférence s’articuleront autour de trois axes principaux, à savoir : la cohésion sociale ; la construction de la paix ; et l’éducation en vue du développement durable. Dans cette optique, il serait particulièrement utile de présenter des exemples d’expériences, d’innovations et de bonnes pratiques relatifs à la réforme et au renouvellement du système de l’enseignement secondaire de votre pays. |
2.1. L’éducation et l’égalité entre les sexes :
a) Quelles sont vos principales préoccupations concernant la thématique des genres et l’éducation ?
b) Existe-t-il une politique d’éducation et de formation basée sur les genres ? De quelle façon s’adresse-elle aux jeunes ?
c) Quelles mesures spéciales ont été prises pour les jeunes afin de promouvoir l’égalité des sexes dans l’accès à une éducation et formation de qualité ? (Par exemple : législation, politiques, mécanismes, structures et allocation des ressources, etc.). Dans quelle mesure le développement du curriculum a-t-il pris en compte les préoccupations relatives à l’égalité entre les sexes ?
2.2. L’éducation et l’inclusion sociale :
a) Quels sont les défis pour assurer l’inclusion sociale ?
b) Quels sont les groupes de population les plus vulnérables face aux diverses formes d’exclusion sociale ?
c) Quelles mesures spécifiques ont été prises pour que l’éducation atteigne les groupes les plus vulnérables ?
d) A-t-il été possible d’identifier les groupes de jeunes les plus vulnérables et d’adapter les possibilités d’éducation à leurs situations particulières ? Dans quelle mesure ces groupes de jeunes ont-ils pu accéder à une éducation régulière ? (Par exemple pour les orphelins, ceux qui sont déplacés, placés dans des institutions spécialisées, appartenant à des minorités, touchés par des conflits armés, contraints de travailler, qui se trouvent en maisons de correction, atteints du SIDA, à la recherche d’un asile ou vivant dans la rue, etc.)
2.3. L’éducation et les compétences pour la vie :
a) Considérant la nécessité de redéfinir les objectifs et les fonctions de l’éducation secondaire pour le XXIe siècle, comment concevoir et organiser la rénovation du système d’éducation secondaire ? (Par exemple, en ce qui concerne les grands dilemmes tels que : accès de masse et sélection, éducation générale et spécialisation, résultats cognitifs et habilités pour la vie) ;
b) De quelle manière l’éducation secondaire répond-elle au défi actuel de donner aux jeunes les occasions d’un apprentissage flexible et d’un développement des connaissances pour la vie, que les curricula traditionnels ont trop souvent ignorés ? Comment les curricula et les programmes d’éducation secondaire se développent-ils et/ou se réorganisent-ils pour répondre à ce défi ?
c) Quelles sont les mesures prises pour garantir que l’éducation secondaire aide les jeunes à acquérir une base commune de valeurs humaines afin de développer de meilleures capacités pour le dialogue interculturel et la tolérance ? Comment s’élaborent et/ou se réorganisent les curricula et les programmes d’éducation secondaire pour satisfaire cette exigence ?
2.4. L’éducation de qualité et le rôle clé des enseignants :
La quarante-cinquième session de la CIE (Genève, octobre 1996) a adopté une Déclaration et un ensemble intégré de neuf recommandations sur le rôle et la condition des enseignants. En particulier, les ministres de l’éducation se sont déclarés résolus à : « i) assurer la participation active des enseignants et de l’ensemble des partenaires de l’éducation aux processus de changement des systèmes éducatifs [...] ; ii) développer et mettre en œuvre des politiques intégrées visant à recruter et maintenir dans la profession enseignante des individus, hommes et femmes, motivés et compétents ; réformer la formation initiale et en cours d’emploi pour la mettre au service des nouveaux défis de l’éducation ; adopter des mesures encourageant l’innovation éducative ; renforcer l’autonomie professionnelle et le sens des responsabilités des enseignants ; améliorer leur statut et leurs conditions de travail ; iii) concevoir ces politiques intégrées dans le cadre de stratégies destinées à assurer l’égalité d’accès à une éducation pertinente et de qualité, à promouvoir l’égalité des chances et l’apprentissage tout au long de la vie et à faire de l’école l’un des instruments primordiaux de la cohésion sociale, de la formation aux valeurs démocratiques et de la culture de la paix ; iv) développer aux plans national, régional et international, toutes les formes de soutien, notamment aux enseignants qui travaillent dans des situations difficiles, de pauvreté extrême, de conflits armés, d’exclusion sociale ou dans des zones éloignées ; [...]. »
(Le texte intégral de la Déclaration et des recommandations adoptées par la CIE en 1996 – en anglais, français et espagnol – peut être consulté sur le site Internet du BIE :
http://www.ibe.unesco.org/International/ICE/45declaf.htm)
À cet égard :
a) Dans quelle mesure la Déclaration et les recommandations de la quarante-cinquième session de la CIE ont-elles influencé votre politique nationale concernant la condition et le rôle des enseignants ?
b) Quelles mesures spécifiques ont été prises sur la base de la Déclaration et des recommandations mentionnées ci-dessus ?
c) Comment les formations initiale et continue ont-elles été réformées pour permettre aux enseignants de faire face aux nouveaux défis de l’éducation ?
2.5. L’éducation en vue du développement durable :
En décembre 2002, l’Assemblée générale des Nations Unies a adopté la résolution 57/254 relative à la Décennie des Nations Unies pour l’éducation en vue du développement durable (2005-2014) et a désigné l'UNESCO comme organe responsable de la promotion de la décennie.
En ce qui concerne le contenu de l’éducation :
a) Dans quelle mesure la question du développement durable est-elle reflétée dans le curriculum et les programmes d’études courants ? (Par exemple : comme matière spécifique d’enseignement, incluse dans d’autres matières telles que les études sociales et environnementales, incorporée dans tous les domaines d’apprentissage, faisant partie des activités extra-curriculaires, etc.)
b) Quelles mesures, si tel est le cas, sont envisagées pour garantir que le contenu de l’éducation considère le développement durable comme l’un des thèmes principaux de l’éducation ?
3. Références documentaires utilisées pour la préparation du rapport national
C. PRÉSENTATION DU RAPPORT
| Les États membres sont libres de choisir la forme de présentation qui leur paraît la plus appropriée pour leur rapport ; par exemple, un document imprimé reproduit à un nombre suffisant d’exemplaires, ou un document envoyé au BIE en annexe d’un courrier électronique adressé à : m.amadio@ibe.unesco.org. Il est cependant impératif que le BIE reçoive une disquette contenant la version électronique du rapport dans l’un des formats les plus répandus (*.txt, *.doc, ou *.wpf). |
1. Au cas où le rapport serait présenté dans une langue autre que le français ou l’anglais, une deuxième version dans l’une au moins de ces deux langues serait très appréciée.
2. Il serait souhaitable que le rapport corresponde à un format standard : A5 (14,8 x 21 cm) ou A4 (21 x 29,6 cm). Le texte doit être clair et lisible.
3. Le rapport national devrait comporter en annexe les principaux documents officiels parus récemment en matière de politique éducative, de réformes en cours ou à venir, de documents juridiques, etc.
4. Les pages du rapport doivent être numérotées successivement ; il ne doit pas y avoir de page blanche, ni de page non numérotée ou détachée.
5. Parmi les références bibliographiques utilisées pour la préparation du rapport doivent figurer le nom du ou des auteurs, le titre et le lieu de la publication, la maison d’édition, la date de la publication et la pagination. Si le titre du document ou de la publication n’est pas en anglais ou en français, il serait utile de pouvoir disposer de sa traduction dans l’une de ces deux langues.
6. Afin de faciliter le catalogage, la page de couverture devrait être présentée comme suit :
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LE DÉVELOPPEMENT DE L’ÉDUCATION Rapport national de/du (nom du pays) |