Atelier 3

Qualité de l’éducation et compétences pour la vie

Atelier 3A, résumé

Atelier 3B, résumé

 

Document d'aide au débat pour les quatres ateliers

Document de base

L’éducation devrait préparer les enfants et les jeunes pour la vie et non pas pour réussir à l’école. Voilà un constat qui n’est pas nouveau et que nous connaissons tous, mais qui suscite aujourd’hui une attention renouvelée. 

Le terme de « life skills » a émergé il y a quelques dizaines d’années avec le besoin pour le curriculum et l’éducation d’intégrer des éléments qui permettent aux apprenants de prendre des décisions et de faire face aux risques et aux situations d’urgence et de survie auxquels ils peuvent se trouver confrontés. Les “life skills” répondaient aussi à un besoin de favoriser le développement personnel des apprenants, de les aider à réaliser leur potentiel et à jouir d’une vie privée, professionnelle et sociale épanouie. En réalité, l’usage du concept « life skills » a été progressivement assimilé à une formation orientée uniquement vers l’acquisition de certaines conduites et certains comportements.

Plus récemment, le terme de “life skills” tend à être assimilé à une perspective plus large de « compétences pour la vie » et à être compris dans le sens de ‘capacités’ (connaissances, habiletés/aptitudes/savoir-faire, valeurs, attitudes, comportements) pour faire face avec succès tant aux enjeux et problèmes de la vie quotidienne (privée, professionnelle et sociale) qu’aux situations exceptionnelles, ainsi que pour envisager un avenir meilleur. 

Le cadre d’action adopté au Forum de Dakar a donné un nouvel élan à la promotion d’une éducation de qualité en reconnaissant que l’Education Pour Tous (EPT) ne pourrait être réalisée que si l’éducation était améliorée de façon à répondre aux besoins éducatifs de tous les jeunes et adultes en leur assurant un accès équitable à des programmes adéquats d’acquisition de connaissances et de compétences pour la vie.

Les changements économiques et sociaux entre autres que nous connaissons depuis ces quelques dernières années exigent que nous redéfinissions ce qu’est une éducation de qualité. « En dépit des différents contextes, il existe de nombreux points communs dans la recherche de l’éducation de qualité, qui devraient permettre à chaque individu, femme et homme, de devenir des citoyens du monde et d’être des membres actifs à part entière au sein de leurs communautés. Ainsi comprise, la qualité de l’éducation exige de nous une redéfinition des paramètres de l’éducation dans une perspective qui couvre un certain nombre de connaissances de base, de valeurs, de compétences et de comportements qui sont particulièrement en harmonie avec la globalisation, mais qui intègre également la beauté et la richesse de notre diversité, reflétée par différentes formes de croyances, de spiritualités, de cultures et de langues. » (Communiqué de la Table ronde ministérielle sur « l’éducation de qualité », UNESCO, 3 Octobre 2003, UNESCO, Paris ; http://portal.unesco.org/fr/ev.php@URL_ID=15505&URL_DO=DO_TOPIC&URL_SECTION=201.html )

Ces changements ont créé de nouveaux besoins d’apprentissage qui vont au-delà d’un curriculum purement académique et de l’acquisition de connaissances, et exigent que soit aussi incluse l’acquisition de compétences pour la vie en plus de la lecture, de l’écriture et du calcul. 

En vue de la 47ème CIE, nous vous invitons à contribuer au débat sur les relations entre la qualité de l’éducation pour tous les jeunes et les compétences pour la vie. Nous vous suggérons les questions suivantes pour commencer nos échanges :

1. Considérez-vous que les concepts de « life skills » et de « compétences pour la vie » sont synonymes ou différents ? Lorsque vous employez le terme de “compétences pour la vie”, à quelles compétences pensez-vous ? Lesquelles estimez-vous comme étant prioritaires ? Et pour quelle vie ?

2. Quelles sont les implications de l’adoption d’une approche par les « compétences pour la vie » pour l’éducation (curriculum, gestion de l’école et de la classe, stratégies d’enseignement et d’apprentissage, évaluations des apprentissages, etc. ?)

3. Comment voyez-vous les relations entre qualité de l’éducation et compétences pour la vie, en relation avec votre propre contexte et à un niveau plus global?