Conférence internationale de l’éducation
Atelier 1B, 8 septembre 2004
Qualité de l’éducation et égalité des sexes
Une vidéo décrivant l’expérience d’une écolière ougandaise qui a reçu le soutien du Mouvement éducatif pour les filles de l’UNICEF (GEM) a été présentée par le Forum pour les femmes africaines expertes en éducation, fixant le contexte des discussions de cet atelier.
Les principaux thèmes abordés au cours de l’atelier étaient centrés sur le concept de l’éducation de qualité comme phénomène dynamique qui doit être adapté aux réalités locales sociales, économiques, politiques et culturelles. Les rôles stéréotypés des hommes et des femmes déterminent souvent le degré d’accès à l’éducation pour les garçons et les filles. Les interventions politiques devraient, quant à elles, traiter de la qualité et de l’inégalité des relations hommes-femmes tout en prenant en considération les conditions et les attitudes locales. Les sociétés traditionnelles dans les pays en voie de développement perçoivent l’éducation de qualité comme l’accès à la scolarisation, alors que les sociétés modernes mettent l’accent sur les résultats et la préparation des enfants pour l’offre et la demande liées à la mondialisation. Les mécanismes nationaux et internationaux qui mélangent les modèles modernes avec les perceptions traditionnelles de la qualité doivent être établis.
La qualité de l’éducation devrait tenir compte de la question de l’égalité hommes-femmes dès le jeune âge et devrait inclure le développement de compétences pour vivre ensemble en harmonie ainsi que l’acquisition des connaissances et des compétences. La formation des enseignants, d’un point de vue qualitatif et quantitatif, est au cœur de l’éducation de qualité. Pour parvenir à la qualité, il est nécessaire de faire un planning stratégique en fonction du contexte des questions d’égalité des sexes et des ressources disponibles.
Des points supplémentaires ressortent du débat qui a suivi:
· L’égalité à l’école mène à l’égalité dans la société au sens large.
· Certains pays sont contraints de dispenser un enseignement de qualité en raison de facteurs qui ne sont pas sous leur contrôle, tels que le large flux de réfugiés qui exerce une pression sur le système éducatif.
· Les perceptions et participations des parents dans l’éducation de leurs enfants sont importante pour les questions d’égalité des sexes.
· Les filles et les garçons n’apprennent pas de la même façon ni pour les mêmes raisons ; l’école devrait en tenir compte.
· Une approche holistique des questions d’égalité hommes-femmes devrait être adoptée, aussi bien pour l’éducation des garçons que des filles.
· Les ministres de l’éducation ne sont pas les seuls responsables de l’éducation de qualité et des questions liées à l’égalité des sexes. D’autres secteurs au gouvernement et dans la société en général assument ces responsabilités.