Education : pas de succès sans dialogue politique

© UNESCO-BIE 2006

Séminaire d’inter-formation au dialogue politique dans le champ de l’éducation

Dakar, du 21 au 29 avril 2006

 

Cinq équipes ministérielles du Burundi, de Djibouti, de la Guinée, de la Mauritanie et de la République centrafricaine, engagées dans la conception et la mise en œuvre des politiques éducatives dans leur pays, se sont réunies à partir du vendredi 21 et jusqu’au 29 avril 2006 à Dakar (Sénégal), pour partager leurs expériences en matière de dialogue politique en éducation.

 

L’une des tendances majeures qui caractérise les systèmes éducatifs du monde entier est la prise en compte du dialogue politique comme élément central et déterminant de l’élaboration, de la gestion et du développement des politiques éducatives. Les systèmes éducatifs africains traversent des crises aiguës, souvent étroitement liées aux résistances aux réformes indispensables pour relever les défis de l’accès et de la qualité. Les conflits ou les blocages générés par l’absence de consensus et de coopération entre les divers membres de la communauté éducative fragilisent encore plus les systèmes.

 

Face à ce problème, de nombreux acteurs de l’éducation demandent un dialogue plus ouvert et une plus grande implication dans la définition des politiques éducatives. Ces acteurs veulent, en fait, que « l’éducation est l’affaire de tous » soit autre chose qu’un simple slogan. Ces revendications sont fortement renforcées par le processus de démocratisation en cours dans plusieurs pays d’Afrique.

 

Des recherches internationales ont mis en lumière le rôle-clé des acteurs dans la réussite des politiques éducatives des pays d’Afrique, ainsi que le besoin de renforcer les capacités managériales de leurs responsables afin de pallier certaines lacunes dans le domaine de la gestion de ces systèmes. Ainsi, une étude menée par le Bureau régional de l’UNESCO pour l’éducation en Afrique (BREDA) révèle que les ressources financières, souvent déclarées insuffisantes, ne sont pas toujours la raison majeure des difficultés rencontrées.

 

On peut y lire que « Malgré tous les efforts, financiers en particuliers, consentis au cours des dix dernières années, rares sont les cas d’où émergent des stratégies réalistes. […] Les gouvernements, parfois avec la caution des agences de financement, ont plutôt tendance à concevoir des projets de réformes, sans toujours porter l’attention que méritent ceux qui auront la charge soit d’en assurer le pilotage, soit de les exécuter sur le terrain ou éventuellement de les soutenir et de les appuyer.» (Etude sur les problèmes de gestion des systèmes éducatifs et sur les obstacles à la mise en œuvre des programmes de réforme éducationnelle en Afrique subsaharienne, Résultats/ Première étape, 2001).

 

Parmi les compétences-clés nécessaires à une bonne gestion des systèmes éducatifs, celles qui concernent la construction d’une vision, la concertation, la négociation, l’analyse sectorielle et la communication occupent une place privilégiée.

 

Le séminaire s'est tenu sous l’égide du BIE en partenariat avec l’Association pour le développement de l’éducation en Afrique (ADEA) et avec le soutien de la Commission Nationale sénégalaise pour l’UNESCO. Ce séminaire a été le quatrième d’une série d’activités d’inter-formation au dialogue politique, mises en oeuvre par le BIE et l’ADEA en Afrique francophone. Les trois premiers séminaires se sont tenus en 2003, en mars à Bamako (Mali) et en avril et novembre à Dakar (Sénégal).

 

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